Les clés du passé
Le scénario de la colonisation de l'Afrique du Sud ressemble à tous les autres. L'histoire du pays est liée si étroitement au principe de séparation des races qu'il faudra attendre la fin du XXe siècle, pour qu'enfin une république, libre, jeune, multiraciale et démocratique, voit le jour.
Les premiers habitants
Les San, plus connus sous le nom de Bushmen, et les Khoi-khoi (Hottentots) vivaient probablement en Afrique australe depuis quarante mille ans. Les nombreuses similitudes - physique et langage assez proches - de ces deux groupes ethniques les font aujourd'hui désigner par le terme générique de Khoisan.
Ils vivaient de chasse et de cueillette et s'adonnèrent peu à peu, sans doute au contact des tribus bantoues implantées dans l'actuel Kwazulu-Natal, à l'élevage. La cohabitation entre les deux peuples semble s'être déroulée sans heurts. Les clappements de leur langue - immortalisés par la comédie Les dieux sont tombés sur la tête - ont franchi les siècles et cimentent aujourd'hui leur communauté.
Dispersés en Afrique du Sud, en Namibie, au Botswana et en Angola, les 80 000 Bushmen recensés ne sont plus menacés. Au contraire, un accord entériné en avril 1999, rétrocède officiellement aux tribus du Kalahari 2 000 hectares de leurs terres ancestrales.
La colonisation bantou
La première vague de colonisation bantoue date du IIIe siècle. Sédentaires, aguerris aux techniques de l'élevage, de l'agriculture, de la poterie et du travail des métaux, les peuples de langue bantoue, avides de terres fertiles, commencèrent à progresser vers l'intérieur des terres. Au XVe siècle, ils occupaient près de la moitié orientale de l'Afrique australe, où ils purent développer leurs techniques de fonte. On englobe, dans le terme Bantou, deux grands groupes linguistiques, nommés Nguni (formés des Zoulou, Swazi et Xhosa) et Soto-Tswana (Tswana, Pedi et Basutho). Si l'on y ajoute le groupe ethnique des Venda, implanté aux confins du Zimbabwe (province du Nord) et dont l'origine est controversée, on obtient une esquisse de la palette ethnique sud-africaine, multiraciale et multilingue, avant que les Européens ne bouleversent l'histoire et l'évolution de ces peuples.
1487 : le cap est doublé
Pour s'assurer le monopole du commerce des épices, enjeu majeur pour l'économie de l'époque, Espagnols et Portugais, navigateurs hors pair, cherchent à ouvrir une route maritime vers les Indes. Ainsi, en 1487, une expédition formée de quelques caravelles menée par le Portugais Bartolomeu Dias, parvient à doubler pour la première fois ce cap du sud de l'Afrique, baptisé cabo da Bona Esperanza (cap de Bonne-Espérance). Pendant plus d'un siècle, l'escale est négligée, ne servant qu'à l'approvisionnement en eau douce des navires de commerce se rendant aux Indes ou sur la côte orientale de l'Afrique.
La première colonie
Le répit fut de courte durée. Dès la fin du XVIe siècle, Hollandais et Anglais, devenus marchands à leur tour, contournent régulièrement la pointe de l'Afrique. L'équipage d'un navire hollandais ayant fait naufrage dans la Table Bay en 1647, construit, en attendant d'être secouru, un premier fort, sur l'emplacement actuel de la ville du Cap. Cet événement incite les Bataves à y créer un comptoir de la Compagnie hollandaise des Indes orientales (VOC), qui servirait de relais permanent aux navires de passage. On confia la mission à Jan van Riebeeck, qui accosta dans la baie du Cap, en avril 1652, et fonda la première colonie européenne résidant en Afrique du Sud.
Les premiers colons
Salariés de la Compagnie des Indes, les premiers colons reçoivent du gouvernement hollandais le titre de burghers, qui leur confère un statut de citoyens libres. En échange d'une rétribution, ceux-ci doivent vendre à la Compagnie les denrées (produits agricoles et vin) qu'ils produisent. Ayant fort peu de contacts avec la population locale, la colonie en mal de main-d'oeuvre s'attacha à « importer » des esclaves du Mozambique, d'Indonésie et de Madagascar. L'origine des premiers « coloured », dénomination donnée aux métis d'Afrique du Sud, s'explique par le mélange de ces esclaves avec les populations locales.
L'immigration française
La révocation de l'édit de Nantes, en 1685, et les persécutions perpétrées contre les protestants provoquent la fuite d'un bon nombre de ceux qu'on nommait alors les huguenots. La Compagnie des Indes orientales propose à certains d'émigrer dans ce qui n'est alors qu'une simple escale stratégique. Deux cents familles s'embarquent pour Le Cap, où elles fondent des domaines viticoles. Aujourd'hui, leurs descendants portent des patronymes d'origine. C'est la seule attache au passé qui reste - avec l'exploitation de la vigne, bien sûr ! -, les huguenots s'étant rapidement intégrés à la population blanche hollandaise.
Huguenots français
Tandis que le nombre de colons progresse sûrement, un groupe de huguenots français fuyant les persécutions consécutives à la révocation de l'Edit de Nantes (1685), débarque dans les environs du Cap. Calvinistes convaincus, ces protestants ont représenté jusqu'à 15 % de la population blanche à la fin du XVIIe siècle.
Premiers affrontements
Acharnés au travail, profondément croyants et austères, les huguenots s'accordent relativement bien avec les burghers hollandais et commencent à pénétrer plus avant dans les terres, en vue d'y fonder leurs propres fermes. Ces trekboers, fermiers voyageurs qui passent à la postérité sous le nom de Boers, échappent rapidement à tout contrôle. Totalement repliés sur eux-mêmes, un peu frustres et n'agissant qu'en référence à la Bible, les Boers ne tardent pas à se heurter, à leur avantage, aux populations khoisans.
Repoussés au-delà de leurs frontières naturelles, décimés par les maladies et les armes sophistiquées des Blancs, les Bantou et les Européens s'affrontent pour la première fois en 1779. Neuf guerres suivent, à l'avantage des Boers, et une frontière est établie au niveau de la rivière Great Fish, au-delà de laquelle est repoussée la population.
L'occupation britannique
Au début du XIXe siècle, la couronne britannique décide d'occuper la colonie du Cap, conséquence inattendue, pour les Boers comme pour les Bantou, des conquêtes napoléoniennes. Pour empêcher toute velléité française d'incursion dans la région, ils établissent rapidement leur autorité sur une population constituée de 20 000 colons blancs, d'autant d'esclaves déportés et d'environ 15 000 Bantou. En 1814, la colonie passe officiellement sous tutelle britannique et accueille 5 000 immigrants anglais issus de la classe moyenne - baptisés settlers -, qu'elle oriente vers la côte est du pays.
Deux communautés qui s'opposent
Confrontés aux affres de l'agriculture et à l'animosité des Boers de la rive occidentale du Great Fish et des Bantou de la rive orientale, les Britanniques reviennent rapidement à leurs occupations d'origine, commerce et artisanat. C'est ainsi que naît Grahamstown, l'une des principales cités industrielles et minières du pays. Et c'est aussi ainsi que se creuse un fossé profond entre les deux communautés blanches, amplifié par l'emploi de deux langues différentes, les Britanniques citadins commerçants et hommes politiques, méprisant les Boers, fermiers incultes. Les tensions qui les opposent atteignent leur paroxysme en 1833, lorsque l'administration britannique abolit l'esclavage. C'est la goutte d'eau qui fait déborder un vase empli de rancoeur et c'est le signal de départ des Boers pour un exode massif.
Le Grand Trek
Suivant l'exemple de groupes isolés qui, dès le début des années 20, avaient migré vers l'intérieur du pays, des centaines de familles boers fuient la colonie du Cap et franchissent sa frontière naturelle qu'était alors le fleuve Orange. D'immenses convois de chariots attelés à des boeufs emmènent, dans leur fuite quasi mystique, ceux que l'on nommera plus tard les Afrikaners. Armés de leur Bible et d'un authentique courage, ces paysans souvent illettrés, mais sûrs de leur supériorité raciale sur les peuples indigènes, partent en quête d'une « terre promise ».
Une avancée dans le sang
Sur la route empruntée par ces hommes et femmes, ignorant la naissance des courants humanistes qui animent l'Europe du XIXe siècle, les tribus bantou subissent durement leur percée jusqu'au Natal. De terribles batailles déciment les rangs des Xhosa, des Tswana, des Swazi, des Zoulou et des Boers eux-mêmes. Ces derniers l'emportent à peu près sur tous les fronts et parviennent à s'octroyer de nombreux territoires et à y implanter des fermes.
Vers l'Union
Plusieurs républiques indépendantes boers voient le jour, avant d'être annexées par la couronne britannique, mais seulement deux d'entre elles résistent.
Résistance des républiques boers
En effet, le Transvaal et l'Etat libre d'Orange s'insurgent, au point d'obtenir leur indépendance, accordée gracieusement par Sa Majesté. Peu peuplées, ces régions vivotaient d'une agriculture sommaire et d'élevage, ignorant à peu près tout de l'ère industrielle. Confinées volontairement sur elles mêmes, les républiques réalisaient le rêve de repli d'une communauté farouche et indépendante, dont l'économie se limitait encore au troc. Encore incertaine de la nécessité d'unifier l'Afrique du Sud, la Grande-Bretagne alternait conflits armés, réduisant à l'annexion pure et simple les deux dissidentes, avec des traités de paix leur conférant une autonomie de fait. C'est le Transvaal qui se heurte le plus violemment aux Britanniques et obtient, après une terrible bataille, gain de cause. Paul Kruger devient, en 1883, le premier président de la Zuid-Afrikaansche Republiek, ou République sud-africaine.
L'Union née de la guerre
L'énorme richesse minière du Witwatersrand, qui attire autour de Johannesburg dès le début des années 1880 des milliers d'immigrants et d'aventuriers de tout poil, ne laisse pas longtemps indifférente la Grande-Bretagne. La guerre anglo-boer la plus sanglante éclate au Transvaal en 1899 et se termine sur une défaite des trekkers, qui perdent leur autonomie en 1902. Les Anglais leur accordent tout de même l'usage de l'afrikaans (entériné en 1925 seulement) et, en 1910, les Etats du Cap, du Natal, d'Orange et du Transvaal se fédèrent pour créer l'Union sud-africaine, sous tutelle britannique, dans le cadre du Commonwealth.
L'apartheid
Si Anglais et Afrikaners se confrontent sur bien des sujets, ils s'accordent, malheureusement, sur le principe de domination de « la race blanche » sur les autres : Indiens, Noirs et Métis. Ainsi, presque simultanément à la création de l'Union, naît l'African National Congress, dirigé par Nelson Mandela. Celui-là même qui permettra à l'Afrique du Sud de s'engager sur le chemin de la liberté et de la paix...
Le « pouvoir blanc »
Le South African National Party, qui deviendra plus tard le South African Party (SAP), remporte les premières élections, en unifiant tous les mouvements politiques boers. Parallèlement se développe un parti nationaliste, le National Party, dont le leader, Hertzog, prône déjà le développement séparé des communautés et l'indépendance par rapport au Commonwealth.
Très vite, le Parlement, exclusivement blanc, vote une série de lois répressives qui formeront le fondement de l'apartheid, qui signifie littéralement le fait d'être « mis à part ».
La Native Land Act
Adoptée en 1913, c'est la loi qui marquera le plus significativement l'Afrique du Sud du XXe siècle. Les Noirs, qui représentent 50 % de la population, ne peuvent plus posséder de terres que sur 14 % de l'ensemble du territoire. Des milliers de gens, expropriés, sont contraints d'abandonner leurs fermes et d'aller dans les villes, où la misère est inévitable. Déjà des bidonvilles - townships - occupent les faubourgs de Johannesburg. Leurs habitants fournissent la main-d'oeuvre nécessaire aux activités minières, de plus en plus florissantes.
L'impitoyable National Party
En 1948, le National Party remporte les élections, sur une campagne basée essentiellement autour de l'apartheid. S'ensuit une vague de lois qui ne laisse plus aucun doute quant aux intentions des Blancs : mariages et relations sexuelles mixtes sont interdits, la circulation des Noirs est attachée à des autorisations et leurs lieux de résidence imposés , une séparation totale s'impose entre les Noirs et les Blancs, y compris sur les plages, dans les bus, les hôpitaux ou les écoles.
« Réserves noires »
Le discours officiel se durcit : « L'Afrique du Sud doit être un pays exclusivement blanc, employant de la main-d'oeuvre noire qui habiterait dans des zones réservées. » L'idée des bantoustans ou homelands, sortes de réserves pour Noirs où ceux-ci s'administreraient, prend forme. Grèves et boycotts sont alors les premiers signes de résistance des Noirs, principalement engagés par l'ANC, qui est rapidement interdit. Les manifestations du début des années 1960, sauvagement réprimées, comptent les premiers morts dans les rangs des Noirs.
Les années sombres
Dans les années 1960, seulement 13 % de la superficie totale du pays est toujours réservée aux Noirs, qui représentent 60 % de la population. Les non-Blancs sont divisés en dix groupes et déclarés citoyens du bantoustan assigné à leur ethnie. Interdiction leur est faite de s'aventurer hors frontière sans pass, sorte de passeport intérieur. Des milliers de gens sont déplacés vers les homelands, où l'inexistence d'industries ou de fermes rendent leurs conditions de vie particulièrement difficiles.
L'isolement
Face aux critiques internationales de plus en plus nombreuses - principalement ONU et Commonwealth - le National Party organise un référendum sur la dépendance à la Grande-Bretagne. Le 31 mai 1961, la République d'Afrique du Sud proclame son indépendance. Dans le contexte de la guerre froide, le National Party accentue sa politique à l'égard des bantoustans et soutient les mouvements de guérilla dans les pays limitrophes, Angola et Mozambique. Cependant, dès la fin des années 1970, la plupart des pays voisins appartenant au bloc de l'Est avaient acquis leur indépendance, et l'Afrique du Sud devient alors le seul pays africain dirigé par des Blancs. Cet isolement renforce la volonté du gouvernement de faire du pays un bastion de résistance.
La révolte
Les manifestations organisées en 1976 par les écoliers, lycéens et étudiants de Soweto contre l'emploi obligatoire de l'afrikaans dans les programmes scolaires réservés aux Noirs, marquent un tournant dans la lutte contre l'apartheid. Les jeunes, soutenus par l'opinion internationale qui multiplie les sanctions économiques contre le gouvernement, s'engagent dans la résistance.
Les émeutes, grèves et boycotts se succèdent, toujours implacablement réprimés : arrestations, tortures, meurtres et disparitions sont le lot quotidien des Noirs, mais aussi d'une petite frange de la population blanche intellectuelle et souvent engagée, qui doit elle aussi subir l'état d'urgence imposé sur tout le territoire en 1986.
En outre, au sein de la communauté noire, deux clans s'opposent : l'ANC et son leader charismatique, Nelson Mandela, et le puissant Inkatha zoulou, dirigé par le chef Buthelezi.
Nelson Mandela
Intelligence, élégance, générosité, humanisme... L'homme qui durant vingt-huit ans lutta pour la liberté du fin fond de ses geôles, inspire à tous respect et admiration. D'origine xhosa, il fait de brillantes études et ouvre à Johannesburg le premier cabinet d'avocats noirs du pays. Viscéralement opposé à l'apartheid, il choisit de combattre pour l'unité des peuples de son pays, qu'il réussira à imposer en 1994. Leader charismatique de l'ANC, il incarne l'espoir pour plusieurs générations. Son livre, publié après sa libération, en 1990, raconte l'histoire de l'Afrique du Sud du XXe siècle : Un long chemin vers la liberté est, en effet, un hymne à l'espérance et à la tolérance.
Le dénouement
De plus en plus isolée du monde, l'Afrique du Sud, malgré son immense richesse, subit les conséquences des sanctions économiques imposées par la majorité des nations du monde. Le rand s'effondre et les concessions accordées aux Indiens et aux Métis par le président Botha ne sont que trop insuffisantes.
Frederik De Klerk
En 1989, De Klerk succède à Botha. Il ouvre la voie à l'abolition de l'apartheid en abrogeant, dès février 1990, toutes les lois discriminatoires et en accordant aux Noirs les mêmes droits civiques. La libération de Nelson Mandela, prisonnier depuis vingt-huit ans, intervient le 11 février 1990. Les deux hommes partageront un prix Nobel de la Paix, unanimement offert aux deux artisans de la nouvelle Afrique du Sud.
La nouvelle Afrique du Sud
Le passage du système d'apartheid à un système démocratique unilatéral s'est finalement opéré progressivement et sans violence, malgré la résistance d'ultranationalistes plus maniaques que véritablement dangereux pour la jeune république.
En 1994, les premières élections libres et multiraciales donnent une victoire incontestable à l'ANC et Nelson Mandela devient le premier président noir de l'Afrique du Sud. Là où le monde entier s'attendait à un retournement de situation exclusivement en faveur des Noirs, Mandela réussit le tour de force d'unifier les Sud-Africains sans exactions vengeresses : les différences culturelles semblent préservées. Pourtant, le fossé économique entre les communautés, conséquence d'une très faible instruction accordée aux non-Blancs, est plus long à combler qu'une série de lois qu'il suffit d'abroger
Vérité et réconciliation
Clé de voûte d'une éventuelle réconciliation nationale, la Commission est chargée d'établir les faits et exactions commis durant l'apartheid, tant par les Blancs que par les Noirs. Présidé par Mgr Desmond Tutu, prix Nobel de la Paix, ce tribunal n'a d'autre ambition que de prendre en considération les souffrances que subirent pendant plusieurs générations les non-Blancs d'Afrique du Sud, même si Winnie Mandela, exépouse du leader de l'ANC, fut elle aussi conviée à expier ses fautes.
Jusqu'à présent, peu de condamnations ont été prononcées, excepté celles relevant dûment de crimes, ou celle condamnant le leader néonazi Eugene Terreblanche à six ans d'emprisonnement. Mais l'impact de cette commission a été essentiel pour la paix civile, car les communautés non blanches ont pu, enfin, voir comparaître leurs anciens maîtres : « Sans pardon, il n'y a pas d'avenir, mais, sans confession, il ne peut y avoir de pardon. »
Mandela s'est cependant prononcé, en février 1999, contre l'amnistie générale pour les criminels, notamment pour les agents de l'ex-police qui avaient torturé et tué des personnes.
L'après-Mandela
Agé de 80 ans, le président sudafricain ne s'est pas représenté aux élections présidentielles du 2 juin 1999, laissant au vice-président Thabo Mbeki toutes les chances de succès. Celui-ci l'emporte avec une majorité de 66 % des voix. Vétéran de la lutte antiapartheid, fils d'un compagnon de prison de Mandela, Mbeki avait orienté sa campagne électorale sur les efforts à fournir contre l'insécurité et la criminalité croissantes. Son premier mandat s'est caractérisé par une insertion réussie de l'Afrique du Sud dans l'économie libérale mondiale. En revanche, l'insécurité est toujours forte. Thabo Mbeki a été réélu en avril 2004. On attend maintenant de lui qu'il agisse face au problème du sida : entre 1999 et 2004, l'espérance de vie a chuté de dix ans !









