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Voyage Andalousie : Histoire

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Voyage Andalousie

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Les clés du passé

Après avoir assimilé le meilleur des brillantes civilisations qui l'ont colonisée, l'Andalousie a connu la plus grande opulence avant de sombrer dans un profond déclin dont elle émerge depuis vingt ans. Sa culture et ses traditions, fort riches, survivent ainsi dans un paysage très largement préservé.

Des civilisations mythiques

La préhistoire

On trouve des signes de la présence humaine en Andalousie dès le paléolithique supérieur, avec les remarquables peintures rupestres de la Cueva de la Pileta, près de Ronda. Au néolithique se développe une culture déjà raffinée, capable de tresser les sandales et les paniers trouvés dans la Cueva de los Murciélagos de l'Alpujarra et exposés au musée de Granada.
Vers 2700 av. J.-C., le site fortifié de Los Millares, près d'Almería, dont la population cultivait les céréales et pratiquait l'élevage, montre une activité minière et métallurgique déjà très évoluée. Celle-ci ne cessera de se renforcer dans la région d'Almería, mais aussi dans la Sierra de Huelva, où les mines de Río Tinto produisent or, argent et cuivre, plomb et étain.

Les Ibères et les Tartessiens

Dès 1500 av. J.-C., la civilisation ibérique connaît un grand développement, qui se prolongera jusqu'en 100 av. J.-C. Contrairement aux populations rurales du nord de l'Espagne, l'Andalousie s'organise principalement en sites urbains fortifiés. Elle développe un système d'écriture qui reste à déchiffrer ainsi qu'une sculpture et une orfèvrerie très élaborées.
Ses richesses minières lui permettent de pratiquer des échanges très intenses avec tous les peuples du bassin méditerranéen : Phéniciens, Grecs, puis Carthaginois. C'est en 1100 av. J.-C. que les Phéniciens auraient fondé un comptoir portuaire pour le transit des métaux à Gadir (Cádiz), qui peut ainsi s'enorgueillir d'être la plus ancienne cité d'Europe.
C'est également l'époque où se développe, à l'embouchure du Guadalquivir, la culture mythique des Tartessiens mentionnée par Hérodote et Strabon. Elle se distingue principalement par une très grande qualité dans le travail des métaux, comme les somptueuses parures d'or exposées au Musée archéologique de Sevilla. Certains ont même voulu voir dans cette civilisation le fabuleux peuple de l'Atlantide.

L'occupation carthaginoise

L'occupation carthaginoise de l'Andalousie s'inscrit dans le contexte de l'ample bras de fer entre Rome et Carthage. Après avoir perdu ses possessions en Sardaigne et en Sicile lors de la première guerre punique, Carthage décide de recréer un vaste empire dans le sud de la péninsule Ibérique. La conquête part en 237 av. J.-C. du comptoir phénicien de Gadir et s'étend vers l'est, tout au long de la côte méditerranéenne. Jusqu'à 30 000 colons carthaginois occupent la région. Son minerai d'argent finance les conquêtes du nouvel empire, et les mercenaires ibères forment le plus gros de ses armées. Mais cette nouvelle expansion ne peut être tolérée par Rome. La seconde guerre punique est l'occasion pour les légions romaines commandées par Scipion l'Africain de poser le pied pour la première fois sur la péninsule. Les Carthaginois sont vaincus en 207 av. J.-C., et Gadir tombe l'année suivante.

La Bétique, province romaine

Dès 206 av. J.-C., Scipion l'Africain établit à Italica, près de Sevilla, un camp pour la récupération de ses légionnaires blessés dans les batailles contre Carthage. C'est le premier signe d'une domination qui durera sept siècles.
En 45 av. J.-C., alors nommée Hispalis, Sevilla devient cité romaine. L'empereur Trajan et son fils adoptif Hadrien naissent à Italica. Hadrien embellit sa ville natale, qu'il agrémente d'un énorme temple à la gloire de son prédécesseur et du quatrième amphithéâtre, par la taille, de tout l'Empire. En 332, Sevilla est élevée au rang de capitale de la province autonome de la Bétique.

Une très grande prospérité

La latinisation des Ibères est complète et la prospérité de la région sans égale. Les Romains renforcent encore l'activité minière. Dès les premières années de l'occupation, les trésors d'or et d'argent qui entrent dans les caisses de Rome sont considérables.
La prospérité repose également sur un développement important de la production d'huile d'olive, de blé et de vin, largement exportée vers Rome. Les haciendas de olivar actuelles de la région de Sevilla sont les héritières directes des villas romaines qui contrôlaient les vastes domaines de la noblesse, les « latifundia ».
L'Andalousie produit également un condiment liquide très prisé à Rome, le « garum », obtenu à partir d'intestins de poissons et semblable à l'actuel nuocmam. On l'élabore dans des villages de bord de mer comme Bolonia, à quelques kilomètres au nord de Tarifa.

Les Wisigoths

Décadence et corruption au sein du pouvoir romain le rendent vulnérable aux invasions barbares venues du nord de l'Europe. Dès 450, les Suèves, puis les Vandales, qui donneront leur nom à l'Andalousie, et finalement les Wisigoths déjà romanisés règnent sur la région depuis leur capitale de Toledo.
Le christianisme s'impose peu à peu et, aux alentours de l'an 600, l'évêque Isidore de Sevilla, surnommé le « fondateur du Moyen Age », personnifie un humanisme avant la lettre, synthèse des cultures et de la sagesse du monde méditerranéen. De constantes luttes internes au plus haut niveau du pouvoir finissent pourtant par modifier profondément le devenir andalou lorsqu'une famille régnante à laquelle le pouvoir a été usurpé appelle à son aide les musulmans d'Afrique du Nord.

Al-Andalus, terre d'islam (711-1492)

En 711, Tarik, gouverneur de Tanger, traverse le détroit de Gibraltar (Jabal al-Tarik) avec 7 000 Arabes. Les Wisigoths sont défaits près de Cádiz. La conquête musulmane s'étend à la rapidité de l'éclair. Trois ans plus tard, l'islam est maître de pratiquement toute la péninsule. Sa domination sur l'Andalousie durera sept siècles.
La capitale de ce nouveau royaume s'établit à Córdoba, d'abord sous la dépendance du chef spirituel et politique de tout l'islam, le calife de Bagdad. Les envahisseurs forment un groupe ethniquement très diversifié qui provient de toutes les parties du monde islamique, y compris l'Arabie ellemême, la Syrie, l'Egypte et l'Afrique du Nord. Les conflits quasi permanents entre Arabes et Berbères récemment convertis, dont la présence est nécessaire pour mener à bien les conquêtes militaires, seront source de problèmes pendant une bonne partie de l'histoire d'Al-Andalus.

Le califat de Córdoba

Abd al-Rahman Ier, d'origine syrienne et premier Omeyyade d'Espagne, s'impose comme émir à partir de 756. Il établit sa capitale à Córdoba et démarre la construction de la Grande Mosquée, qui sera poursuivie par étapes successives au IXe, puis au Xe siècle.
En 929, Abd al-Rahman III se donne le titre de calife, coupant ainsi ses liens de dépendance avec Bagdad. Il entreprend la construction de la somptueuse ville royale de Madinat al-Zahra, à quelques kilomètres de Córdoba. La prospérité de cette époque brillante dans l'histoire d'Al-Andalus est principalement due à une remarquable expansion de l'agriculture, grâce à un développement des méthodes d'irrigation et à l'introduction de nouvelles cultures comme celles du riz, du coton, de la canne à sucre, du citron et de l'amande.
C'est aussi un âge d'or où la tolérance religieuse permet un épanouissement inégalé des arts, des lettres et de la pensée, qui transmet notamment tout l'héritage de la philosophie grecque au Moyen Age occidental. La décadence du califat coïncidera avec le pillage et l'incendie de Madinat al-Zahra par des mercenaires berbères. En 1031, le califat se désintègre en une série de petits royaumes indépendants, les taifas.

Les Almoravides et les Almohades

L'émiettement du pouvoir entre les royaumes de « taifas » favorise la pression des chrétiens du nord à partir de leur base dans le royaume des Asturies. Dans les dix ans qui suivent, un tiers de la péninsule tombe entre leurs mains. Mais ils sont encore trop faibles pour menacer le coeur du pouvoir musulman. Ils préfèrent dresser les rois de taifas les uns contre les autres en utilisant la menace de guerre pour leur soutirer de fortes sommes à titre de protection.
En 1085, pourtant, Alphonse VI de Castille et Léon parvient à prendre une importante ville musulmane, Toledo. Les Andalous se sentent menacés et demandent du renfort en Afrique du Nord. Les Almoravides, moines guerriers fondateurs de Marrakech, débarquent en Andalousie en 1086.
L'organisation de leur armée surprend les chrétiens, qui subissent de lourdes défaites. Mais les libérateurs n'en restent pas là et se retournent contre les rois de taifas, qu'ils accusent de s'être détournés des normes strictes de l'islam. En 1091, ils prennent Sevilla, déportant son roi, Al-Mutamid. Pourtant, ils ne tarderont pas, eux non plus, à succomber à la douceur de vivre d'Al-Andalus.
Une nouvelle vague de fanatiques religieux berbères, les Almohades, les détrônent en 1150. C'est la fin de la tolérance. Poètes, philosophes et hommes de science sont contraints à l'exil. Sur le plan militaire, après quelques victoires initiales, les Almohades sont défaits en 1212 par une union des rois de Castille, d'Aragon et de Navarre, à la bataille de Las Navas de Tolosa, au pied du col qui défend l'Andalousie par le nord.

Madinat al-Zahra, la perle du califat

Les chroniques racontent que, lorsque le calife Abd al-Rahman III décida de manifester par une ville royale tout le prestige de son pouvoir, rien ne fut jugé trop beau. On dit qu'elle possédait jusqu'à 4 000 colonnes de marbre de toutes les couleurs amenées parfois des parties les plus reculées du Moyen-Orient, que tous les jours on utilisait pour sa construction 6 000 blocs de pierre, que des jardins de rêve abritaient des volières remplies d'oiseaux de paradis... Hélas, son existence ne dépassa pas soixante-quatorze années. Aujourd'hui, après une restauration encore incomplète, c'est déjà un impressionnant témoignage de ce que put être la magnificence de l'Espagne califale.

La Reconquête

Cette défaite marque un tournant dans la Reconquête, car elle ouvre le chemin de la vallée du Guadalquivir aux chrétiens et leur permet de s'emparer peu à peu des villes de Córdoba (1236), Jaén (1246), Sevilla (1248), puis Cádiz et Tarifa (1292). Les chevaliers chrétiens du nord sont récompensés de leurs bons services par de vastes domaines pris aux musulmans reproduisant l'organisation des latifundia de l'époque romaine. Ce système d'exploitation agricole persiste encore largement aujourd'hui dans la vallée du Guadalquivir.
Alors que les villes sont en grande majorité vidées de leur population musulmane, les « mudéjars » restent majoritaires dans les campagnes, où s'exilent également artisans et maçons, auxquels les souverains et les nobles chrétiens feront ensuite largement appel. C'est ainsi que l'Alcázar de Sevilla sera construit à partir de 1354, sur les ordres de Pierre le Cruel, dans la plus pure tradition hispano-arabe par des artistes locaux, auxquels se joindront des artistes venus du royaume maure de Granada.

Le royaume de Granada

C'est à la suite de la prise de Jaén qu'une famille noble de la région, les Nasrides, émigre vers Granada. Avec beaucoup d'habileté, le fondateur de la dynastie, Muhammad, établit un royaume sur la frange méridionale allant de Ronda jusqu'à Málaga et Almería. Malgré la pression des chrétiens, la richesse agricole de la plaine de Granada et surtout les revenus considérables tirés de l'exploitation du ver à soie lui permettent de garantir à son royaume une certaine indépendance contre le versement d'un tribut au roi de Castille.

Le Siècle d'or

Les Rois Catholiques

En 1479, le mariage de Ferdinand V d'Aragon et Isabelle Ire de Castille unit les deux plus grands royaumes de la péninsule. Sous leur règne est instituée l'Inquisition, qui vise à rétablir la pureté de la foi catholique et est dirigée principalement contre les juifs. En 1492, un édit royal force 400 000 séfarades à quitter le pays.
Le même esprit a poussé les monarques à reprendre, en 1482, la croisade contre l'Espagne musulmane, qui avait été abandonnée deux siècles plus tôt. Ronda tombe en 1485. Granada capitule en 1492, et le roi Boabdil s'exile. C'est pendant le siège de Granada, dans le camp chrétien établi à Santa Fe, qu'Isabelle la Catholique accorde son soutien à Christophe Colomb.
Pendant tout le XVIe siècle, une Andalousie unifiée par les chrétiens, mais encore très marquée par l'art mudéjar, verra transiter toutes les fabuleuses richesses du Nouveau Monde.

Christophe Colomb et la découverte de l'Amérique

Persuadé que les Indes pouvaient être atteintes par l'ouest, Christophe Colomb chercha longtemps à faire financer son entreprise par diverses cours européennes. Ses échecs l'amenèrent jusqu'au monastère de la Rábida, près de Huelva, dont le prieur, ancien confesseur d'Isabelle la Catholique, l'aida à obtenir une audience des souverains. Leur faisant miroiter des richesses considérables, il obtint gain de cause et partit de Palos, petit port situé non loin du monastère. L'expédition atteignit l'île de San Salvador le 12 octobre 1492, et son retour fut triomphal. Marin exceptionnel, Christophe Colomb se révéla pourtant piètre colonisateur. De complot en disgrâce, il mourut dans l'oubli total, à Valladolid, en 1506.

Splendeur des arts et des lettres

Sevilla, où Charles Quint, petit-fils des Rois Catholiques, se marie en 1526, est la seule porte d'entrée des métaux précieux et le port de départ de toutes les flottes des Indes. Son expansion est considérable sur le plan tant économique que culturel. A l'aube du Siècle d'or, c'est l'une des plus grandes et des plus brillantes villes d'Europe. C'est à Sevilla que naît Velázquez et que se déroule sa formation artistique, dans des ateliers où abondent les commandes entretenues par la création constante de couvents et d'églises.
Il restait encore cependant à régler l'héritage du passé. En 1569, le successeur de Charles Quint, Philippe II, doit affronter une révolte des derniers musulmans de la péninsule, les « moriscos », retranchés dans une région montagneuse isolée au sud de Granada, l'Alpujarra. Il faudra deux années à don Juan d'Autriche, frère bâtard du roi, pour étouffer la révolte dans le sang. Les musulmans seront définitivement expulsés en 1610.

Le XVIIe siècle

Malgré sa splendeur artistique et littéraire, le XVIIe siècle sera globalement catastrophique pour l'Espagne sur le plan politique et économique. C'est en 1588 qu'a lieu, contre les Anglais, le désastre de l'Invincible Armada, commandée par un noble andalou, le duc de Medina Sidonia. En outre, les très lourdes dépenses militaires, associées à des campagnes catastrophiques dans les Pays-Bas, amènent très vite le déclin d'un pays où les élites sont aussi peu enclines à l'épargne qu'à l'investissement.
Les Andalous émigrent en grand nombre vers les colonies du Nouveau Monde, où leur influence se fait sentir encore très nettement aujourd'hui, notamment dans la langue et l'architecture.

Le XVIIIe siècle

En 1713, le traité d'Utrecht, qui met fin à la guerre de succession d'Espagne, cède officiellement le rocher de Gibraltar aux Anglais, qui s'en étaient emparés par la force en 1704. Seule Cádiz, qui, à partir de 1680, remplace comme « porte des Indes » Sevilla, dont le port s'envase, connaît la prospérité en devenant la plaque tournante du commerce sur l'Atlantique pendant tout le XVIIIe siècle.

Les guerres napoléoniennes et l'époque du déclin

L'alliance entre l'Espagne et la France conduit à l'écrasement de la flotte franco-espagnole par les Anglais au large du cap Trafalgar, au sud de Cádiz, en 1805. Napoléon installe son frère Joseph sur le trône espagnol en 1808, mais une forte résistance locale amène les troupes napoléoniennes à dévaster l'Andalousie et à piller ses monuments. Pourtant, en 1812, elles doivent finalement lever le siège devant Cádiz, où sont réunies des Cortés qui votent une Constitution libérale. Celle-ci sera rapidement abolie dès le retour sur le trône du roi Ferdinand VII, en 1814.
Epoque d'incertitude politique, le XIXe siècle est celui de la poursuite du déclin pour une Andalousie essentiellement agricole organisée en immenses exploitations qui emploient exclusivement des journaliers. La misère endémique des villages est une constante jusqu'au début du XXe siècle. Seule l'Exposition ibéroaméricaine de 1929, à Sevilla, tente de redorer quelque peu cette image, bien que son premier effet soit surtout de ruiner la ville pour de longues années.

Les voyageurs romantiques

C'est seulement à partir des guerres napoléoniennes que l'on commença à s'intéresser à l'Espagne dans le reste de l'Europe. L'Andalousie, elle, devient un lieu mythique et exotique, à cheval entre l'Europe et l'Afrique. L'avènement du romantisme en fait en outre un but de voyage incontournable, d'autant plus que la petite cour ouverte à Sevilla par le duc de Montpensier, fils de Louis-Philippe et beau-frère de la reine Isabelle II d'Espagne, est largement ouverte aux écrivains français. Mérimée, Théophile Gautier, Alexandre Dumas, s'y pressent. Les taureaux, les gitans, le caractère enflammé des andalouses, tout les fascine. C'est l'époque où naît le mythe de Carmen...

La Seconde République

La victoire des partis hostiles à la monarchie aux élections municipales de 1931 force l'abdication du roi Alphonse XIII.
La Seconde République est déclarée. Soutenues par des intellectuels andalous comme Federico García Lorca ou Rafael Alberti, les masses laborieuses pensent pouvoir croire à des lendemains qui chantent. A gauche, l'anarchisme gagne du terrain, aussi bien dans les classes moyennes que chez les ouvriers et les paysans, tandis que le Parti communiste s'organise. A droite, José Antonio Primo de Rivera fonde la Phalange.
Dans les années qui suivent, la situation devient chaque jour plus confuse. Les échauffourées dans les rues, les incendies d'églises et de monastères, les occupations de propriétés par les travailleurs agricoles, se font de plus en plus fréquents. Le gouvernement se montre incapable d'exercer son autorité. Les élections sont pourtant gagnées par le Front populaire en février 1936.
C'est le signe pour la droite qu'il faut soutenir les conspirateurs qui, au sein de l'armée de terre, prônent un renversement de la République. Comme l'aviation ne soutient pas le mouvement, le 17 juillet 1936 le général Franco transporte l'armée du Maroc vers Sevilla avec l'aide d'avions allemands. Le sud et l'ouest du pays tombent rapidement entre les mains des insurgés. Federico García Lorca est arrêté à Granada le 16 août. Il est fusillé le 17, sur la route de Viznar, à quelques kilomètres de Granada.

Les années noires du franquisme

Le franquisme unit à un total obscurantisme culturel un sous-développement économique qui contraint une fois de plus de nombreux Andalous à émigrer, cette fois vers les pays du nord de l'Europe. Seule la Costa del Sol, en attirant le tourisme étranger, connaît un essor sauvage qui, encore aujourd'hui, en fait une enclave anachronique de la société de consommation dans une région dont le charme doit beaucoup au maintien des traditions.

Avec l'Expo 92, l'espoir renaît

L'après-franquisme et les gouvernements démocratiques, notamment celui des socialistes, dont les principaux cadres sont andalous, relancent la région sur le plan économique. Non seulement ils canalisent une quantité importante de la manne bruxelloise vers l'Andalousie, mais ils redonnent vie aux campagnes par un plan d'emploi rural qui freine l'exode.
En 1992, l'Exposition universelle de Sevilla se couronne par un immense succès et permet une complète rénovation des infrastructures de transport de la région. De plus, elle replace l'Andalousie sur la carte mondiale, favorisant ainsi un développement touristique de qualité dont le poids économique est chaque jour plus important.

Photos de Andalousie

Séjour

Séjour Andalousie

Andalousie
à partir de
395€ TTC
Seville
4 JOURS / 3 NUITS - Hôtel Silken al Andalus Palace 4* Seville
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à partir de
390€ TTC
Malaga
8 JOURS / 7 NUITS - Hôtel Frameco Balmoral 2* Malaga
Andalousie
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445€ TTC
Seville
4 JOURS / 3 NUITS - Hôtel San Gil 4* Seville
Andalousie
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450€ TTC
Malaga
8 JOURS / 7 NUITS - Club Ole Sol Principe 3* Malaga