Géographie, faune et flore
Située à l'extrémité nord-est de l'Afrique et sur la péninsule du Sinaï, l'Egypte est un vaste quadrilatère de 1 000 km de long sur 1 200 km de large, bordé par la Libye, le Soudan et Israël. Mais le pays le plus peuplé d'Afrique après le Nigeria ne profite que de quelque 4 % de son territoire : l'étroite bande de la vallée du Nil, qui s'élargit en triangle à partir du Caire pour former le delta.
Hors du plus long fleuve du monde, hors de ses eaux nourricières, point de salut : ce ne sont que déserts, dunes, roches et montagnes arides. Le sable vient se perdre en pente douce sur les rives de la Méditerranée. Il dévale les pentes abruptes des montagnes du Sinaï jusqu'à la mer Rouge. Les politiques de bonification des terres et les constructions de villes nouvelles ne réussissent guère à rendre le désert plus hospitalier...
Le Nil, lui, termine ici sa course commencée au coeur des grands lacs équatoriens et des montagnes éthiopiennes. Jusqu'à la construction du barrage d'Assouan, en 1963, il montrait chaque année sa puissance en inondant les rives et sa bonté en y déposant le limon qui fit de la vallée du Nil la terre la plus fertile du monde. Aujourd'hui dompté, il prend sa revanche : la terre s'appauvrit et réclame chaque année plus de fertilisants. Lions, hyènes, hippopotames et crocodiles de l'Antiquité, lotus et papyrus ont disparu. Faune et flore sont domestiquées, tout entières dévouées à la survie de l'homme. Le chameau, bête de somme incomparable de résistance, à la viande comestible, l'âne solide, la vache et le cheval : voilà les rois des bords de Nil. La canne à sucre, le trèfle, le blé et l'orge, le riz et le coton : voilà ce que, jour après jour, les fellahs (paysans) cultivent, la bêche à la main. Le palmier dattier est omniprésent, et les arbres fruitiers donnent à l'Egypte un goût de paradis et aux rives du Nil, une douceur inégalée.










