Histoire de la religion aux Etats Unis
Spiritualité
« In God, we trust ! » Le matérialisme pas plus que la consommation n'ont effacé le sentiment religieux aux Etats-Unis. Les religions chrétiennes dominent. Les protestants représentent les deux tiers de la population, les catholiques un quart et les juifs (pratiquement tous de tradition ashkénaze) un peu plus de 3 %. Cette simplification cache une ribambelle de confessions, plus de 200 officiellement, qui revendiquent leurs lieux de culte et leur identité religieuse. Par ailleurs, chaque grande religion a donné naissance à ses ultras ou ses chapelles régionales. Les hassidim de Brooklyn, les amish de Philadelphie ou les black muslims de Chicago en sont l'illustration Chaque grand groupe est divisé en plusieurs pratiques. Les 18 000 paroisses catholiques distinguent ainsi entre les tenants des rites albanais, russe, grec, etc. Chez les protestants, il y a une claire différence entre la manière dont l'élégante société blanche de Newport pratique son culte avec celle qui fait les gospels de Harlem. Les protestants se répartissent entre luthériens, épiscopaliens, méthodistes, presbytériens, congrégationalistes, baptistes, quakers, pentecôtistes, adventistes. Il faut encore compter avec ceux dont le nombre de pratiquants ne cesse de croître : mormons (ou saints du Dernier Jour), témoins de Jéhovah, scientistes, unitariens. Les récentes migrations ont installé les religions extrême-orientales aux Etats-Unis, qui connaissent également un essor de l'islam. Enfin, il convient de mentionner les centaines de sectes qui fleurissent dans le pays en profitant des failles d'une société ultra individualiste.
Extrême convivialité
Aux Etats-Unis, on se salue facilement, on s'adresse la parole à la moindre circonstance et on se raconte aussitôt la dernière sottise des enfants. De même, on s'appelle vite par son prénom. On se serre la main à l'européenne en échangeant des formules dynamiques convenues : on va « très bien », la journée s'annonce « grandiose » et on se promet invariablement « le meilleur » en assurant son interlocuteur que cette rencontre est « le plus grand plaisir de la journée ». Par ailleurs, les Américains sont très disciplinés. Ainsi, on ne prend pas la place de son prochain dans la queue, on attend sagement d'être placé au restaurant et on n'arrive jamais en retard aux rendez-vous. Ils sont très ponctuels !
Pas de chichis ! La langue anglaise, qui ignore le vouvoiement, devient ici plus immédiate, adoptant un accent de faubourg. Faute d'être à tu et à toi, on se parle sans manières, dans le bus, au square, à l'épicerie, on s'appelle par son prénom et on se dit combien on gagne, quels sont le loyer de l'appartement et le prénom des enfants. Immédiates, ces relations s'effacent aussi rapidement qu'elles sont nées. Face à l'urgence de réussir sa nouvelle vie c'est chacun sa vie, comme on dirait chacun pour soi, au pays où se faire une place au soleil est forcément une démarche individualiste. Au plan moral, le respect de la règle domine. Il ne vient à l'idée d'aucun conducteur d'ignorer une limitation de vitesse. Dans la même veine, chaque chose aux Etats-Unis a un prix, objet, service, bâtiment, et personne ne conteste l'obligation de payer pour tout. Les Européens sont toujours surpris de devoir régler d'avance avant d'être admis à l'hôpital, même pour des soins bénins. La solidarité, reléguée au sein de la structure familiale, n'est pas la gloire du système. Les organismes privés prennent alors le relais.
Armes et sécurité
Une majorité d'Américains considèrent comme fondamentale la liberté de posséder une arme. Elle leur est garantie par le deuxième amendement de la Constitution : «Nul homme ne sera privé du droit de porter une arme. » La vente des armes est libre dans la plupart des Etats (excepté aux Bahamas notamment) mais leur utilisation est, bien entendu, sévèrement réglementée. On estime que 45 millions d'Américains détiennent au moins une arme. Un million la portent sur eux en permanence. Chaque année, on recense 35 000 décès par arme à feu. Quelques règles de sécurité s'imposent : pas de promenade solitaire la nuit, pas de virée provocatrice dans les quartiers mal famés, pas d'inutiles démonstrations d'opulence. Par ailleurs, l'auto-stop n'est pas recommandé et il est préférable de ne pas s'arrêter ou dormir la nuit dans les rest-areas des autoroutes. Evitez de transporter des objets de valeur ou des grosses sommes d'argent liquide. Les hôtels sont équipés de coffres-forts (safe deposit). En cas de problème, appeler le 911, le numéro d'urgence valable partout.
Le paradis du shopping
Les Etats-Unis se démarquent par le nombre important des boutiques et la modicité générale des prix (20 à 30 % moins cher qu'en France) qui y sont pratiqués. Citons pêle-mêle les lecteurs MP3, les bagages, les CD, les vêtements, les maillots et casquettes des équipes de base-ball ou de basket, les bottes de cow boys, les gadgets aussi inutiles qu'irrésistibles qui permettent de revenir les valises pleines en épatant les amis. Et pourquoi ne pas ajouter les ingrédients du quotidien alimentaire américain : tubes de dentifrice qui promettent le blanc de Hollywood, chewing-gums sans sucre capable de faire des bulles géantes, ketchup garanti d'origine, beurre de cacahuète... Aux Bahamas, il faut rajouter les marchés de la vannerie qui abondent en objets de fabrication locale, les batiks aux couleurs vives, les sculptures sur bois, des peintures. A noter que les achats sont détaxés à Nassau et à Freeport.
Alcool et prohibition
La vente de boissons alcoolisées est strictement réglementée. Seuls quelques magasins ont la licence. Partout, elle est interdite aux mineurs et, dans certains Etats, aux moins de 21 ans. Il est évidemment interdit de prendre le volant avec plus de 0,5 gramme d'alcool dans le sang. Pire : une simple bouteille de boisson alcoolisée entamée à l'intérieur de la voiture est passible d'une amende.








