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Voyage Malaisie : Histoire

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Voyage Malaisie

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Clés du passé malaisien

Berceau des sultanats de la région, la Malaisie s'est forgée, au gré des rebondissements de son Histoire, une identité unique au carrefour des mondes asiatique et musulman. A l'extrême sud de la péninsule, l'île de Singapour, dont la destinée fut longtemps liée à celle de son voisin, est depuis 1965 un Etat indépendant.

Malaisie

En dépit d'une histoire millénaire, il fallut attendre le XXe siècle pour que la Fédération de Malaisie se structure et rassemble l'ensemble des territoires qui la composent aujourd'hui.

L'âge de pierre

Il y a près de 40 000 ans, l'« homo sapiens » d'Asie vivait dans les grottes de Niah à l'emplacement de l'actuel Etat du Sarawak, sur l'île Bornéo. Des traces d'habitat préhistorique ont également été retrouvées au Kelantan, dans le nord de la péninsule. Les récents travaux des archéologues suggèrent que la forêt vierge, loin d'avoir livré tous ses secrets, pourrait contenir de nombreux autres vestiges de ces civilisations de l'âge de pierre.

Les royaumes indianisés

Connue jusqu'en Europe dès le début du christianisme, la « péninsule d'or » attire bien des convoitises. Les commerçants indiens, à la recherche d'épices, de rotin et de camphre, sont les premiers à y poser le pied. De petits Etats indianisés, probablement vassaux des Empires sudest asiatiques de Funan et de Champa, voient alors le jour le long des rivières du nord de la péninsule. D'après les écrits chinois de l'époque, bouddhisme et hindouisme se côtoyaient dans le royaume prospère de Langkasuka. Des ruines de temples datant de cette époque ont été découvertes sur l'Etat actuel du Kedah. Au VIIe siècle, la région tombe sous le contrôle du grand royaume sumatrais de Srivijaya qui sera supplanté sept siècles plus tard par l'Empire javanais de Majapahit. Le nord de la péninsule passe alors sous influence thaïlandaise.

Création de Malacca

Les Malais considèrent la fondation de Malacca comme le véritable début de leur histoire. En 1400, Parameswara, prince déchu de Sumatra, s'établit dans ce village portuaire, décidé à y fonder un Empire malais aussi puissant que celui de Srivijaya. Situé stratégiquement sur le détroit du même nom au confluent des vents de mousson, le port de Malacca devient rapidement l'escale de prédilection des navires commerçant entre l'Orient et l'Occident. Les marchands y échangent épices, parfums, ivoire, tapisseries, soie et porcelaine, et viennent s'y approvisionner en résines et en bois récoltés dans la jungle de la péninsule.

Valeureux guerriers

Tirée des Annales malaises, fresque épique et historique écrite pendant l'âge d'or du sultanat de Malacca, la légende des guerriers Hang Tuah et Hang Jebat continue à enflammer les esprits. Désavoué par le sultan, le premier remet entre les mains du second son couteau magique avant de prendre le chemin de la forêt pour y être exécuté. Mais son bourreau lui laisse la vie sauve et le guerrier déchu disparaît. Hang Jebat, en possession de l'arme toute-puissante, lance une rébellion contre le sultan tyrannique. C'est alors que Hang Tuah réapparaît, récupère son arme et tue son ancien ami. Lequel de ces deux guerriers est le plus valeureux ? Hang Tuah, qui respecte les volontés de son sultan, ou Hang Jebat, qui combat l'injustice ? Le coeur des Malais semble pencher en faveur du premier… mais le second a aussi ses adeptes.

Le développement de l'islam

En 1409, la Chine des Ming dépêche sur place l'amiral Cheng Ho, chargé d'une promesse de protection de l'empire du Milieu face à la progression de l'empire du Siam au nord. Fort de ce soutien, Malacca étend son contrôle sur la majeure partie de la péninsule. C'est également à cette époque que l'islam se développe. Lorsque le petit-fils de Parameswara, Iskandar Shah, décide de se convertir, les royaumes malais deviennent des sultanats dont les dirigeants sont empreints d'un droit divin. Au milieu du XVe siècle, le sultanat de Malacca est à la tête d'un véritable empire, doté d'une redoutable armée de fidèles guerriers. Port commercial cosmopolite et prospère, Malacca est aussi un centre culturel rayonnant sur la région.

Malacca aux mains des Portugais

Le XVIe siècle voit l'arrivée des Européens désireux de prendre le contrôle de la route des épices. En 1511, les Portugais, sous le commandement de l'amiral Alfonso de Albuquerque, s'emparent de Malacca par la force. Le sultan et sa famille parviennent à s'enfuir et trouvent refuge dans le Sud à Johor, où s'établit un nouveau sultanat qui attaque sans relâche l'occupant. La politique d'évangélisation impopulaire des Portugais chasse les commerçants arabes et le rôle commercial de Malacca commence à décliner.

Prise de pouvoir des Hollandais

En 1641, les Hollandais, qui soutiennent le sultan de Johor, chassent les Portugais de Malacca au terme d'un siège long et difficile. Mais le déclin du port se poursuit, le nouveau maître des lieux lui préférant Batavia - l'actuelle Jakarta -, capitale de l'Indonésie. Souvent en proie à des luttes intestines, les sultanats de la péninsule doivent faire face aux attaques des Thaïs, venant du nord, et du royaume d'Aceh, implanté sur la grande île de Sumatra de l'autre côté du détroit de Malacca.

Les établissements des Détroits

A la recherche d'une escale pour la flotte commerciale britannique entre l'Inde et la Chine, le capitaine Francis Light s'établit en 1786 dans l'île de Penang, cédée par le sultan de Kedah en échange de sa protection. Quasi déserte avant l'arrivée des Anglais, la future « Perle de l'Orient » devient rapidement un port de libre-échange florissant. Une deuxième base commerciale est établie au début du XIXe siècle sur l'île de Singapour. Après la signature d'un traité avec les Hollandais, les Anglais récupèrent Malacca et les trois villes sont rassemblées dans les établissements britanniques des Détroits en 1826.

Colonisation britannique

La présence britannique sur la péninsule se développe au cours du XIXe siècle. En s'appuyant sur les souverains malais locaux avec lesquels ils signent des traités, les Anglais prennent le contrôle de l'économie et du commerce. En dépit de quelques révoltes, notamment dans l'Etat central du Perak, à la veille de la Première Guerre mondiale, la péninsule est devenue une colonie de la Couronne dont l'administration centrale est basée à Kuala Lumpur. Le nord de l'île de Bornéo est également passé sous domination anglaise.

Il faut attendre le début du XIXe siècle pour que le destin de l'île bascule. En 1819, le Britannique Stamford Raffles, à la recherche d'un second comptoir pour la Compagnie Britannique des Indes Orientales dans la région, y établit un port franc. La structure actuelle de Singapour date de cette époque, même s'il faut attendre les années 1870 pour que les grands édifices coloniaux voient le jour. Devenu le premier port du détroit devant Penang et Malacca, Singapour est inclus dans les établissements des Détroits en 1826, avant de devenir une colonie à part entière rattachée au même titre que la péninsule Malaise. Les immigrants indiens et surtout chinois affluent sur l'île qui bénéficie de l'essor du commerce malais. A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, la ville du lion est un port prospère et cosmopolite, dominé par les Chinois et leurs célèbres sociétés secrètes. L'avènement du nationalisme et du communisme en Chine a des répercussions importantes sur la population chinoise mais le gouvernement colonial, qui a établi une base militaire, garde la situation en main sans être inquiété.

L'impact colonial

Commerce maritime, plantations d'hévéas et exploitation des gisements d'étain font prospérer l'économie. Les changements apportés par les Britanniques, de l'apparition d'un réseau de communication ferroviaire et routier au développement de la libre entreprise, sont considérables. Mais c'est sur le plan social que les implications sont les plus importantes. L'arrivée massive d'immigrants en provenance du sud de la Chine et de l'empire des Indes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle est à l'origine du creuset culturel malaisien. Alors que les Chinois s'occupent du commerce et des mines d'étain, les Indiens des basses castes sont employés comme ouvriers dans les plantations. Moins nombreux, ceux des hautes castes se voient confier des postes administratifs. Quant aux Malais, à l'exception de l'élite issue des familles royales qui a sa place dans l'administration, ils demeurent dépendants de l'agriculture ou de la pêche pour leur survie.

Malais et Malaisiens

Tous les citoyens de la Fédération sont malaisiens. Mais tous ne sont pas malais. Le terme « Malais » désigne le peuple qui habitait la péninsule avant l'arrivée des immigrants chinois et indiens lors de la colonisation britannique. Egalement appelés Bumiputra, « fils du sol », ils bénéficient de privilèges auxquels n'ont pas droit leurs concitoyens d'origine chinoise ou indienne. Participation malaise obligatoire dans le capital d'une société, prêts à taux préférentiels, bourses d'études, tout a été mis en oeuvre pour aider la communauté malaise défavorisée économiquement après l'indépendance. Remettre en cause ce système était encore impensable il y a quelques années. Mais ses effets pervers commencent à être dénoncés par les autorités qui tentent d'introduire doucement le concept de « méritocratie ».

Occupation japonaise

La Seconde Guerre mondiale n'épargne pas la colonie. En décembre 1941, les Japonais pénètrent au nord de la péninsule, dont ils prennent rapidement le contrôle. Les Anglais sont également forcés de les laisser s'établir sur Bornéo. L'occupation japonaise reste l'une des périodes les plus sombres de l'histoire du pays en raison des souffrances et des humiliations imposées à la population. Férocement opposés aux Japonais, qui avaient envahi leur terre natale dans les années 1930, de nombreux Chinois de la péninsule se regroupent au sein de la Malayan People's Anti Japanese Army (MPAJA) pour combattre l'occupant. Ce mouvement armé d'inspiration communiste mènera une guérilla pendant toute la guerre.

L'indépendance

Lorsqu'ils remettent pied dans la péninsule après la capitulation japonaise, les Britanniques ne tardent pas à enclencher le processus d'indépendance. Soucieux de prendre leur destin en main et de ne pas être dominés par les immigrants chinois, les Malais créent en 1946 l'United Malay National Organisation (UMNO). De leur côté, les communistes chinois de l'ancienne MPAJA poursuivent leur guérilla et s'en prennent aux forces de la Couronne. En 1950, l'état d'urgence est déclaré. L'indépendance ne sera accordée que sept années plus tard, après la disparition de la « menace rouge ».

Naissance de la Fédération malaisienne

Le 31 août 1957, Tunku Abdul Rahman proclame à Kuala Lumpur l'indépendance de la péninsule, dont il devient le Premier ministre. Son pouvoir s'appuie sur une coalition qui rassemble trois partis représentant les principales communautés de la Malaisie. Au terme de longues tractations, la citoyenneté a été accordée à tous mais la Constitution garantit la primauté des Malais sur leurs concitoyens d'origine chinoise et indienne. Cinq ans plus tard, les possessions britanniques de Bornéo et l'île de Singapour rejoignent la péninsule et la Fédération de Malaisie est créée. L'Indonésie se lance alors dans une confrontation armée, qui tourne à la déroute, pour s'approprier le nord de l'île de Bornéo dont elle possède la majeure partie. Les Etats du Sarawak et du Sabah demeurent donc dans la Fédération. En revanche, Singapour s'en retire dès 1965 pour fonder une république indépendante.

La Malaisie indépendante

Les tensions entre les différentes communautés secouent la jeune Fédération. La division ethnique du travail encouragée pendant la période britannique reste profondément ancrée dans le tissu social. A l'aube des années 1970, les Malais détiennent l'essentiel du pouvoir politique mais ne contrôlent que 1,5 % de l'économie. Le 13 mai 1969, Chinois et Malais s'affrontent dans les rues de la capitale. Ces émeutes font plusieurs centaines de victimes et forcent le Tunku à démissionner. Son successeur, Tun Razak, met en place une politique de discrimination positive destinée à rééquilibrer la richesse en faveur des Malais. Le décollage économique fait rapidement oublier ces problèmes. Les gouvernements successifs, et en particulier celui de Mahathir Mohamad, Premier ministre de 1981 à 2003, ont lancé le pays sur la voie de la modernisation, facilitant l'apparition d'une identité nationale, qui prend petit à petit le pas sur l'appartenance communautaire.

Singapour

Ancien joyau de la présence britannique dans la région, l'île de Singapour fut longtemps administrée avec la Malaisie voisine. Jusqu'à ce que l'histoire ne les sépare en 1965, lorsque la spécificité de son héritage conduit la ville-Etat à prendre un chemin indépendant.

Naissance de la ville du lion

Les débuts historiques de l'île sont mal connus. A partir du VIIe siècle, Temasek, « la ville de la mer », est probablement un modeste comptoir du puissant empire de Srivijaya basé à Sumatra. A la chute de celui-ci, elle tombe comme le reste de la région sous la coupe du royaume javanais de Majapahit, dont elle devient un Etat inféodé. A la fin du XIVe siècle, le prince sumatrais en exil, Parameswara, y accoste avec un groupe de fidèles. D'après la légende, il y aurait aperçu un lion tricolore, identique à ceux de la mythologie hindoue, et aurait donc baptisé l'endroit Singapura, « la ville du lion ». Parameswara prend le contrôle de l'île située à l'embouchure du détroit de Malacca, carrefour des routes maritimes qui relient l'Orient et l'Occident, avant d'en être chassé par une attaque du Siam au tournant du XVe siècle. Le prince déchu se réfugie sur la péninsule malaise où il fonde quelques années plus tard le port de Malacca. Et Singapour, décrite comme une île aride infestée de pirates, est soigneusement évitée par les navires commerciaux.

Colonisation britannique

Il faut attendre le début du XIXe siècle pour que le destin de l'île bascule. En 1819, le Britannique Stamford Raffles, à la recherche d'un second comptoir pour la Compagnie Britannique des Indes Orientales dans la région, y établit un port franc. La structure actuelle de Singapour date de cette époque, même s'il faut attendre les années 1870 pour que les grands édifices coloniaux voient le jour. Devenu le premier port du détroit devant Penang et Malacca, Singapour est inclus dans les établissements des Détroits en 1826, avant de devenir une colonie à part entière rattachée au même titre que la péninsule Malaise. Les immigrants indiens et surtout chinois affluent sur l'île qui bénéficie de l'essor du commerce malais. A l'aube de la Seconde Guerre mondiale, la ville du lion est un port prospère et cosmopolite, dominé par les Chinois et leurs célèbres sociétés secrètes. L'avènement du nationalisme et du communisme en Chine a des répercussions importantes sur la population chinoise mais le gouvernement colonial, qui a établi une base militaire, garde la situation en main sans être inquiété.

Singapour indépendant

Les Japonais envahissent Singapour le 8 février 1942. Ils y feront régner la terreur pendant trois ans, massacrant les communistes et les intellectuels. La population souffre de malnutrition et de maladies. A leur retour, les Britanniques, dont la domination est remise en question, doivent élaborer des plans d'autonomie. Les années 1950 sont marquées par la pauvreté et le chômage. Lee Kuan Yew, Chinois des Détroits de la troisième génération, crée le People's Action Party (PAP) qui remporte les élections en 1959. En 1963, le leader chinois a déjà sérieusement amélioré la situation sanitaire et sociale. Il obtient l'indépendance et rejoint la Fédération de Malaisie. Mais Kuala Lumpur voit cette entrée d'un mauvais oeil : l'île, à majorité chinoise, refuse d'accorder aux Malais les privilèges que leur garantit la Constitution fédérale. De plus, elle craint que Singapour ne domine son économie. Exclue de la Fédération, Singapour devient le 9 août 1965 une république indépendante.

Raffles forever

Fondateur de la Singapour moderne, Sir Thomas Stamford Raffles a laissé une forte empreinte sur la cité-Etat. En quatre ans, il est parvenu à transformer un repaire de pirates en comptoir commercial attirant les commerçants de la région. Il a également dessiné les grandes lignes du plan de la ville : quartier des affaires au sud et administration au nord. Le rôle joué par ce Britannique dans la fabuleuse ascension de « la ville du lion » est largement reconnu par les Singapouriens. De nombreuses institutions, des écoles aux hôpitaux en passant par le plus prestigieux hôtel de la ville, portent son nom. Jusqu'à la classe affaires de Singapore Airlines, la compagnie aérienne nationale, baptisée Raffles Class.

Ascension fulgurante

Dépourvue de ressources naturelles, la cité-Etat, qui bénéficie de son statut de port franc, attire les investissements étrangers et se transforme rapidement en un florissant centre industriel. Dirigé d'une main de fer par Lee Kuan Yew, ce dragon économique du Sud-Est asiatique devient dans les années 1970 le pays le plus riche d'Asie derrière le Japon. Le père du miracle singapourien confie le pays à Goh Chok Tong en 1990, en attendant que son fils Lee Hsien Loong prenne les rênes du pouvoir en 2004.

Séjour

Séjour Malaisie

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1475€ TTC
Kuala Lumpur
10 JOURS / 7 NUITS - Hôtel Federal Villa Langkawi 3* Kuala Lumpur
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1510€ TTC
Langkawi
10 JOURS / 7 NUITS - Hôtel Mutiara Burau Bay 3* Langkawi
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1605€ TTC
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10 JOURS / 7 NUITS - Hôtel Holiday Villa Langkawi 4* Langkawi
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1680€ TTC
Langkawi
10 JOURS / 7 NUITS - Hôtel The Frangipani Resort & Spa 4* Langkawi

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