Faune et flore
Le climat subtropical de la République dominicaine a favorisé le développement de plus de huit mille espèces de plantes dont 1 800 sont endémiques, comme les orchidées, avec plus de 300 variétés, ou encore les palmiers. On trouve naturellement des fruits tropicaux à profusion, comme la banane - originaire d'Asie -, la goyave, ou l'ananas, mais aussi le manioc, l'anacardier, qui donne la noix de cajou, le tabac, le caféier et surtout la canne à sucre. Les côtes sont l'apanage d'une végétation constituée de cocotiers, de lianes et de résiniers tandis que le cèdre et l'acajou (dont la fleur est la fleur nationale) se rencontrent surtout dans les hauteurs. Autre spécificité du pays, la mangrove et son essence la plus connue, le palétuvier, envahit les zones aqueuses et salines. La forêt tropicale, omniprésente dans la cordillère Centrale, se décline pour sa part sur trois niveaux : arbustes et herbacées précèdent mousses et fougères avant de laisser la place aux arbres à l'étonnante densité. Aujourd'hui, d'ailleurs, les forêts sont toutes protégées et le déboisage formellement interdit. Plaisir de la vue autant que de l'odorat, bougainvillées flamboyants appelés aussi trinitaria et symbole de la guerre de la Restauration fleurissent partout dans les zones urbaines.
Contrairement à la flore, la faune n'a pas connu une forte évolution. La cause en incombe au détachement prématuré de l'île du continent américain. Côté mammifères, on peut signaler le cochon sauvage que l'on croise parfois sur la route dans les régions isolées, les mangoustes, importées par les colons, quelques agoutis dorés, rongeurs de la famille des musaraignes. Plus impressionnant, le lamantin, sorte de gros phoque aussi pataud qu'inoffensif, est l'un des rares mammifères marins que le visiteur aperçoit parfois, avec la baleine à bosse, qui vient chaque année se reproduire du côté de la baie de Samaná, au nordest du pays. En revanche, l'île est le paradis des reptiles en tout genre : lézards sommeillant au soleil mais aussi iguanes parfois étonnamment peu farouches comme sur isla Beata, au sud-ouest, et quelques tortues au nord. Le roi incontesté demeure l'alligator américain, espèce protégée regroupée notamment sur isla Cabrito.
Enfin la faune ailée comble les ornithologues amateurs : pélicans bruns au bord des plages, hérons cachés dans les mangroves, véritables tapis de flamants roses dans la lagune Oviedo, frégates superbes, dont l'envergure peut atteindre 2,50 m, ou minuscules colibris, tourterelles à queue carrée et perruches ventralis. Le plus célèbre volatile de la République dominicaine est certainement la cotica, petit perroquet originaire de l'île. Aisément reconnaissable à son plumage vert vif, son front blanc, ses joues tachées de noir, sa queue et son poitrail rouge, c'est la mascotte nationale. Il reproduit de manière étonnante les sons humains et se domestique facilement. Frappé d'extinction, il appartient désormais aux espèces protégées.










