Religions et croyances
Hormis les les minorités albanaises, qui ont gardé les rites byzantins depuis leur fuite devant l'avance des Turcs musulmans, au XVe siècle, les Siciliens sont essentiellement de rite catholique. Le prêtre conseille toujours sans vergogne les électeurs dans son sermon, mais les églises se vident. Si la Sicile a ses processions, elles sont loin d'atteindre l'exubérance de celles du Sud continental. Le Sicilien est réservé, et sa piété se manifeste de manière plus intime par un cierge, une image ou un exvoto.
Le saint patron de chaque bourgade est vénéré pour ses services, mais face aux catastrophes, comme les éruptions, il arrive qu'on en change ! Les superstitions, parfois d'origine d'origine antique, rempliraient des livres entiers. Certaines se sont amalgamées avec les fêtes chrétiennes, tels les lâchers de pigeons ou la bénédiction des céréales germées.
La mort exerce une fascination complexe. On la retrouve dans les 8 000 corps momifiés du couvent des Capucins, à Palerme, ou à la Toussaint, quand les poupées que les enfants reçoivent sont censées être offertes par les aïeuls disparus et, lorsque le Sicilien tue - que ce soit un espadon ou un rival -, c'est avec des rites dignes d'un sacrifice.










