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Guide de voyage Bali : Arts, Culture, Visites

La culture Balinaise




Peinture balinaise




Longtemps confinée à un rôle narratif sur les panneaux des sanctuaires ou les calendriers astrologiques, ses artistes les plus renommés venaient du royaume de Klungkung et surtout du village de Kamasan. La peinture balinaise a fait parler d'elle avec l'arrivée d'artistes européens sur l'île (l'allemand Spies, le belge Le Mayeur et le hollandais Bonnet), au tournant de la guerre. Décrivant avec émotion chaque instant de la vie balinaise, ils suscitèrent des vocations chez les insulaires avec le mouvement Pita Maha (1936), coopérative artistique créée avec l'aide du roi d'Ubud. Certains artistes balinais ont acquis une renommée internationale et plusieurs villages sont devenus des galeries où l'art est tout sauf naïf ! Spies et Bonnet ont catalysé l'ouverture de la peinture balinaise au monde moderne sans y provoquer de changements fondamentaux, l'artiste balinais peignant d'instinct sa peinture de façon frontale plutôt qu'en profondeur. Curieusement, à l'inverse de la psychologie des Balinais, on n'y sent pas d'intériorité. Elle est pourtant là, sous-tendue par un facteur complexe, secret : la croyance religieuse. Si la peinture indonésienne contemporaine s'exprime par le spirituel, (Sadali, Pirous, Iwan Sagito), le réalisme identitaire (Sudjojono, Hendra), plus récent, est l'apanage des jeunes peintres tel le groupe Seni-Rupa-Baru.




Sculpture sur bois et artisanat balinais




Les masques sont en principe le résultat d'un long travail réalisé par un sculpteur brahmane qui coupe un arbre (pule) à un moment donné, suivant un rite déterminé. Il faut du temps avant qu'un masque peint, orné de tous ses accessoires, soit déclaré « vivant » par son créateur. Il y a donc masques et masques... L'art indonésien figuratif use de la démonologie, qui illustre le surnaturel par l'image pour faire peur. Les démons exophtalmés aux grimaces agressives et aux couleurs de feu en sont les caractéristiques. Achats et artisanat. Vous n'avez que l'embarras du choix en matière de produits artisanaux, sans compter que la crise économique a fait chuter les prix ! Bois, or, argent, textiles en soie, en fibres végétales ou en coton, batiks, produits alimentaires, tout ce qui peut se travailler à la main est à la portée du visiteur. Dans tous les cas, se montrer détendu et souriant au moment de marchander, se souvenir qu'on est en position de force pour négocier, pas pour mégoter. Il n'y a pas de temple sans marchands, parfois sur des centaines de mètres aux alentours, et certains villages de Bali ne sont que des halls d'exposition.

La musique et la danse balinaises




Le son du gamelan fait partie de l'environnement sonore de Bali comme le bruit de l'eau. C'est un ensemble d'instruments de percussion qui peut compter jusqu'à 50 musiciens. La plupart des instruments sont des métallophones à lames ou à gongs mais il y aussi des tambours (kendang). Expression de la foi au même titre que la peinture, la danse ne souffre aucune improvisation. A la différence de Java, où elle était un art de cour, elle constitue, à Bali, un art religieux, un prolongement du geste rituel, mais aussi un art populaire, où les émotions sont perceptibles. Parmi les danses les plus célèbres : le legong, la plus féminine, où deux danseuses et une suivante miment un épisode du Malat (récit épique où une princesse résiste à son ravisseur), le topeng (topeng signifie «masque») est une chorégraphie à trois ou quatre danseurs masqués. Elle s'inspire des hauts faits des anciens rois de Bali et de leurs cours. Le kecak ou « danse des singes », est la plus impressionnante, surtout le finale. Tirée d'un passage du Ramayana où Hanuman, le roi des singes, sauve la belle Sita, elle peut réunir 150 danseurs scandant « Tkak ! Tjak ! » autour d'une seule torche jusqu'à tomber en transes. Le barong, enfin, est une danse d'exorcisation pratiquée dans les temples. Elle symbolise la lutte du Bien (le barong, monstre bénéfique à face de sanglier, de tigre ou d'éléphant mû par deux danseurs) contre le Mal (la sorcière Rangda, qui incarne aussi la mort). Armés de kris (couteaux), les danseurs peuvent entrer en transe et s'automutiler... mais le barong les protège... en principe. En Indonésie, Ruth Sahayana est une des grandes chanteuses du moment mais de jeunes artistes sont aussi célèbres comme Agnes Monica, Dewi Sandra ou le couple Acha & Irwansyah. Sinon, parmi les orchestres en vogue en Indonésie, citons : Peterpan , Naif, Malik & the Essential et Keripatih.

Sports




Tous les sports sont possibles en Indonésie, surtout les sports aquatiques (surf, voile, plongée, planche à voile, notamment à Sulawesi). L'Indonésie est un pays idéal pour la marche, l'escalade et la randonnée à pied ou à bicyclette (Lombok). Le rafting est une façon originale d'admirer la campagne de Bali et de l'ouest de Java. Les Indonésiens raffolent de football mais excellent au badminton. Le sport de combat national est le pençak silat, qui use des mains et des pieds : il serait né dans l'ouest de Sumatra, où il est aussi une danse.

Style de vie et traditions à Bali




Une organisation en castes




La société balinaise est organisée en castes : les brahmanes (prêtres), les satrias (rois) et les wesias (guerriers) représentent 10 % de la population, alors que les sudras (roturiers) forment les 90 % restant. Chaque caste a son langage, ses privilèges, son étiquette. L'unité de la vie balinaise est le village, dirigé par un chef qui est choisi par un conseil des hommes mariés pour en être le juge, le médiateur et le gardien de l'adat. Les villages se subdivisent en banjar (associations familiales) et en subak (coopérative agricole) : c'est dire si la vie y est communautaire ! Le centre du village est le temple (pura). La vie du village est rythmée par le travail aux champs, les fêtes et les offrandes aux dieux, qui vont du panier orné de fleurs de frangipaniers aux sacrifices d'animaux, en passant par le gâteau de riz multicolore. Sans oublier les combats de coqs, le Balinais étant volontiers parieurs. Enfin, les antennes paraboliques sont partout en Indonésie, les Indonésiens adorant regarder la télé, et notamment les feuilletons pleins de beaux sentiments qu'ils appellent sinetrons... Les « MC » (Master of Ceremony, c'est-à-dire les présentateurs) sont adulés (par exemple Indi Barend, Ringgo Agus Rahman ou Darius Sinatria)

Formules de politesse à Bali : le sourire balinais




Sourire et maîtrise de soi passent avant toute chose. Un individu qui s'emporte est mal vu. Celui qui reste serein, qui règle une situation délicate sans humilier la partie adverse est respecté. La violence existe en Indonésie mais elle ne touche jamais le visiteur. Ne pas se froisser des innombrables «Hallo Mister !» ni des questions directes sur votre état civil. On apprend beaucoup en observant les Indonésiens entre eux : pour aussi profonds que soient leurs sentiments (les petits enfants baisent la main des adultes), ils sont peu démonstratifs en public. Evitez donc de faire la bise, surtout à une femme : vous la gênerez et déclencherez les railleries de ses proches. Quelques impairs à éviter : utiliser la main gauche (considérée comme impure) dans sa vie relationnelle et toucher la tête d'autrui. On se déchausse avant de pénétrer chez quelqu'un ou dans une mosquée et on n'entre pas dans un temple hindouiste sans sarong ni ceinture. Au cours d'une cérémonie balinaise, il ne faut pas se placer au-dessus du prêtre. Pour clore ce chapitre, les Indonésiens sont très tolérants. L'athéisme, en revanche, les surprend. La religion de chacun est d'ailleurs portée sur ses papiers officiels. Et surtout, n'oubliez pas, tout change et, en Indonésie, plus vite qu'ailleurs !

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