Vie sociale et Mode de vie Jordanie

Guide vie sociale en Jordanie

« Individualisme » : voilà un mot inconnu dans la région. L'individu, ici, s'insère dans un réseau fort complexe d'appartenances familiales, géographiques (à l'échelle d'un quartier ou d'une région), claniques, communautaires et religieuses. Les familles mononucléaires sont d'autant plus rares que les logements sont chers. Les grands-parents s'occupent des enfants, les jeunes des vieillards. La famille, pour étouffante qu'elle puisse parfois paraître, est gage de sécurité. Cette solidarité s'accompagne d'une sociabilité étonnante pour les visiteurs occidentaux : ici, il n'est pas nécessaire de prévenir avant de passer, et les visites peuvent se prolonger longtemps, autour d'un café ou d'un thé. Faillir à l'hospitalité, c'est commettre plus qu'une faute : une insulte. Aussi, on ne refuse pas une invitation, sinon en y mettant une foule de formes… Traditionnellement, ces sociétés sont patriarcales et conservatrices. L'honneur d'une famille repose également sur la conduite exemplaire de ses femmes. Mais le temps est loin où elles étaient cloîtrées : à Amman, à Beyrouth, à Damas des femmes portant le voile traditionnel croisent d'autres femmes en jeans, les cheveux au vent. Nombre de jeunes filles fréquentent l'université, puis travaillent. Le mariage reste cependant le moment essentiel de leur vie et donne lieu à de grandes festivités, qui s'étalent sur plusieurs jours et pour lesquelles les familles se saignent à blanc. La crise économique a donc pour conséquence une augmentation de l'âge du mariage : 30 ans en moyenne. Dans les classes sociales les plus élevées, il se déroule dans les grands hôtels, avec plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'invités.

Les cafés et les hammams

Hauts lieux de la sociabilité masculine, les cafés appartiennent pleinement au paysage urbain. Jeunes et vieux s'y côtoient ; on y déguste pendant des heures le café (turc), le thé (sucré), on y fume le narguilé (pipe à eau), on y joue, surtout : aux cartes, aux dominos, au tric-trac. Les hammams ont disparu de Jordanie, mais cette tradition qui allie rencontre, détente et propreté se porte bien en Syrie. Les mères, paraît-il, viennent regarder les jeunes filles et choisir celle qui pourrait devenir leur bru…

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