Arts et culture au Mexique

L'Art et le savoir-faire Mexicain

Façonné par l'effervescence de son histoire et le métissage de ses cultures, l'art mexicain est un des plus prolifiques au monde. Rien n'est renié, tout est bienvenu pour enrichir, constamment, une expression culturelle bouillonnante. Dans ce contexte, le style baroque a trouvé au Mexique une terre de prédilection.

Art précolombien, Mexique,

Guide d'usages et politesse au Mexique

Les Mexicains sont très respectueux et polis. La conversation s'accompagne de constantes marques de courtoisie : les « por favor » seront très respectueux et les « muchas gracias, muy amable » faciliteront les rapports, qu'il s'agisse d'une serveuse, d'un vendeur de souvenirs ou d'un ministre. Il est d'usage de serrer la main de son interlocuteur(trice). Lorsque des rapports amicaux sont établis, les hommes se donnent l'accolade (abrazo), les femmes feignent un baiser sur la joue. Ne soyez pas choqué si votre interlocuteur mexicain se tient très près de vous, et s'il vous donne une petite tape sur le bras ou l'épaule, considérez-le comme un geste affectif. Pour les rendez-vous, arriver un quart d'heure ou une demi-heure en retard est normal. Si votre guide est en retard ou si le service au restaurant vous semble lent, restez zen.


Formules de politesse

Bonjour (le matin) : buenos días.
Bonjour (l'après-midi), bonsoir : buenas tardes.
Bonne nuit : buenas noches.
Bonjour (familier) : ¡hola !
Au revoir : hasta luego.
S'il vous plaît : por favor.
Merci : gracias.
Merci beaucoup, très aimable à vous : muchas gracias, muy amable.
Je vous en prie/de rien/avec plaisir : de nada, con mucho gusto.
Comment allez-vous ? ¿ Qué tal ?
Bien, merci, et vous ? Muy bien, gracias, ¿ y usted ?
Excusez-moi : discúlpeme.
Pardon : ¡Perdón !
Monsieur : Señor.
Madame : Señora.
Mademoiselle : Señorita.
Monsieur/Madame (d'un âge respectable) : Don, Doña.

">Guatemala, Chefs-d'oeuvre inédits
(Payot, 1985).
Mexique contemporain, Herbert Ypma (éditions Assouline/Coll. « Design du monde », 1998).

Architecture

Les pyramides et les palais précolombiens témoignent du génie architectural des civilisations mésoaméricaines. A la colonisation, les églises deviennent l'exutoire de l'art populaire prolixe des indigènes. Pour mieux convertir les âmes, le richissime clergé de la Nouvelle-Espagne construit d'admirables églises, et donne à voir toute sa grandeur dans les splendides retables de style churrigueresque (fin XVIIe, début XVIIIe siècle), décorés à profusion et couverts de feuilles d'or. Dans les villes coloniales se mêlent plusieurs styles importés d'Espagne : mudejar (arabo-andalou), plateresque (Renaissances italienne et espagnole, avec une ornementation riche) ou encore poblano (baroque rehaussé de brique rouge, de carreaux de faïence). Dès le début du XXe siècle, les architectes mexicains ont beaucoup emprunté au fonctionnalisme moderne (Le Corbusier, Niemeyer), donnant naissance à des réalisations monumentales aux lignes épurées, baignant de lumière : à Mexico, l'université, le musée d'Anthropologie et l'hôtel Camino Real figurent parmi leurs plus grandes réussites.

Cinéma

Avec les « comedias rancheras », ses cow-boys au coeur d'or et ses chansons d'amour, le cinéma mexicain connaît son âge d'or dans les années 1940-50, avant d'être emporté par la déferlante hollywoodienne. Avec la création du Centre universitaire d'études cinématographiques, en 1964, apparaît une nouvelle génération de cinéastes, signant des oeuvres contestataires d'un esthétisme remarquable (Arturo Ripstein, Felipe Cazals, Alberto Isaac…). Aujourd'hui, les Mexicains raffolent surtout des « telenovelas », feuilletons à l'eau de rose fabriqués par les studios des télévisions mexicaines, dont la production inonde l'Amérique latine.

Littérature

Si de rares écrits subsistent des civilisations précolombiennes, la littérature mexicaine prend un certain essor avec l'indépendance, puis la révolution, qui offre à quelques auteurs une ouverture internationale. Parmi eux : Mariano Azuela, José Vasconcelos, mais surtout Carlos Fuentes (1928), Alfonso Reyes (1889-1959) ou Octavio Paz (1914-1998), qui reçoit le prix Nobel de littérature en 1990. Mais la majorité de la population lit peu, si ce n'est une presse populaire machiste et peu inspirée, hormis par les faits divers.

Pedro Páramo, Juan Rulfo (L'Imaginaire Gallimard, 1979).
La Vie même, Paco Ignacio Taibo II (Rivages Noir, 1992).
La Mort d'Artemio Cruz, Carlos Fuentes (Folio, 1976).
Le Vieux Gringo, Carlos Fuentes (Folio, 1986).
Le Labyrinthe de la solitude, Octavio Paz (NRF Essais).
Légendes du Guatemala, Miguel Angel Asturias (Folio, 1953).
Hommes de maïs, Miguel Angel Asturias (Albin-Michel, 1970).
Le Trésor de la Sierra Madre, B. Traven (10/18, 1987).
Un drame au Mexique, Jules Verne (Gallimard, 1979).

Haciendas, un patrimoine retrouvé

Construites entre les XVIe et XIXe siècles, les haciendas révèlent un fabuleux patrimoine colonial que l'on redécouvre doucement. Grands ranchs d'élevage bovin du nord-est, exploitations de tabac, d'agave (pour la tequila) ou de cacao dans le centre, de sisal (fibre utilisée dans les cordages) dans le Yucatan, ces vastes demeures témoignent des fastes heures de la Nouvelle-Espagne et du partage cruellement inéquitable des richesses du pays. Palais ou forteresses, leur somptueuse architecture coloniale, rehaussée parfois de chapelles baroques, est tombée dans l'oubli après la guerre d'indépendance, puis la Révolution mexicaine. Aujourd'hui, certaines d'entre elles revivent grâce au tourisme, transformées en hôtels ou en musées, comme au Yucatan, l'exquise Hacienda Katanchel, hôtel de charme, ou la Hacienda Yaxcopoil, toutes deux proches de Mérida.

Folklore

Entre les Indiens et les influences européennes, il existe plus de 200 danses folkloriques différentes, exécutées au cours des fêtes ou de célébrations religieuses. La musique est omniprésente, entre les fanfares, les orchestres des bals et les milliers de groupes de mariachis qui déambulent sur les trottoirs de toutes les villes, poussant la chansonnette pour quelques pesos. Les grandes ferias s'animent de corridas, très populaires au Mexique, de charreadas (rodéo mexicain) et de combats de coqs, où les paris atteignent des sommes considérables.

Peinture

Si la peinture mexicaine trouve son origine dans les fresques des cités précolombiennes, la décoration des églises permit à la peinture populaire de s'épanouir. Le muralisme, apparu aux premières heures de la Révolution, demeure le courant pictural le plus fameux. C'est José Vasconcelos, ministre de l'Education, qui dans les années 1920 autorise les artistes à peindre sur les murs des écoles et des édifices publics. Les plus grands muralistes sont José Clemente Orozco (1883-1949), Diego Rivera (1886-1957) et David Alfaro Siqueiros (1886-1974). Leurs immenses fresques, aux couleurs flamboyantes et à l'expressionnisme baroque, s'inspirent, dans une veine révolutionnaire et dramatique, des événements qui ont émaillé l'histoire du Mexique.

Les fresques de Diego Rivera

Diego Rivera fut le plus prolifique et le plus lyrique des muralistes mexicains, dont l'oeuvre se découvre dans plusieurs monuments du centre historique de Mexico. Sur l'Alameda, dans le musée Diego Rivera, le Songe d'un dimanche après-midi dans l'Alameda est une immense galerie de personnages ayant marqué l'histoire du Mexique et la vie du peintre : représenté en petit garçon, il tient la main de la « Calavera Catrina », la Mort endimanchée. A ses côtés, Frida Kahlo, qui fut sa femme, sa muse et une peintre surréaliste de renom. Dans le palacio de Bellas Artes, un souffle épique et révolutionnaire anime l'Homme à la croisée des chemins, qui dénonce les ségrégations sociales nées du capitalisme et la destruction de l'humanité par l'industrialisation. Dans la cour du palacio nacional, une flamboyante fresque de 450 m² glorifie l'épopée du peuple mexicain, de la Conquista à la révolution de 1911.

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